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Le prix du pétrole baisse en raison de doutes sur l’offre et la demande

Le prix du pétrole baisse en raison de doutes sur l’offre et la demande

Les cours du pétrole sont retombés lundi alors que l’efficacité d’un accord de réduction de la production signé par l’Opep et ses partenaires posait question, au moment où les craintes de recul de la demande montaient en raison des tensions sino-américaines.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février a clôturé à 59,97 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 1,70 dollar par rapport à la clôture de vendredi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » (WTI) pour janvier a perdu 1,61 dollar à 51,00 dollars.

Confrontés à un plongeon d’environ 30% des cours depuis début octobre, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses alliés, menés par la Russie, ont annoncé vendredi une baisse de leur production de 1,2 million de barils par jour pour les six prochains mois, contribuant à un sursaut des cours.

Ce sursaut a toutefois été bien éphémère, les cours ayant abandonné lundi la quasi-totalité de leurs gains glanés lors de la séance précédente.

« Ce n’est manifestement pas encore suffisant », a jugé Joshua Mahony, analyste pour IG, alors que le marché demeurait inquiet à propos d’un possible surplus d’offre.

Selon Tamas Varga, analyste pour PVM, la perte d’influence de l’Organisation et le « facteur Trump » ne sont ainsi pas à négliger.

« Alors que les Etats-Unis sont devenus un exportateur net de pétrole brut, le président a plus de poids que jamais pour mettre la pression sur les autres producteurs et donc sur les prix », a expliqué M. Varga.

La production hebdomadaire américaine, dévoilée par l’Agence américaine d’information sur l’Energie (EIA) a évolué à des niveaux supérieurs à 11 millions de barils par jour lors des six dernières semaines, un niveau historiquement élevé.

« Avec le plongeon récent des cours du brut, on aurait pu imaginer les producteurs américains tirer la langue. Or ce n’est pas du tout le cas », a souligné Kyle Cooper de ION Energy. « Ils sont devenus très bons dans cette industrie », a-t-il ajouté, en référence aux niveaux de prix de plus en plus bas dont ont besoin les producteurs américains pour être rentables.

Cette pression sur l’offre intervient au moment où les inquiétudes sur le conflit commercial entre Washington et Pékin menace également de peser sur la demande de brut.

La Chine, qui subit actuellement un ralentissement de son économie, est un très gros consommateur de brut.

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