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Affaire Mohamed Kaci (TV5 Monde) : l’Arcom conforte le journaliste

Affaire Mohamed Kaci (TV5 Monde) : l’Arcom conforte le journaliste

Nouveau rebondissement dans l’affaire de l’interview d’un porte-parole de l’armée israélienne diffusée le 15 novembre dernier sur la chaîne française TV5 Monde. Le gendarme de l’audiovisuel en France vient de rendre un avis qui conforte le journaliste d’origine algérienne Mohamed Kaci, auteur de l’interview qui a beaucoup fait parler.

Dans l’émission « 64’ le monde en français », diffusée le 15 novembre dernier, soit plus d’un mois après le début de la guerre à Gaza, le journaliste Mohamed Kaci a interviewé un porte-parole de l’armée israélienne, Olivier Rafowicz.

Le journaliste n’a pas été complaisant avec l’officier et a posé toutes les questions qu’il estimait nécessaires de poser sur l’attaque d’un hôpital de Gaza par l’armée israélienne. Cette interview « musclée » a fait réagir de nombreux pro-israéliens en France qui ont estimé que Mohamed Kaci n’avait pas respecté les règles journalistiques.

Le 20 novembre, la direction de la chaîne a diffusé un communiqué public dans lequel elle a formulé les mêmes reproches et s’est désolidarisée du journaliste. L’affaire a tourné au scandale lorsque des membres de la rédaction ont dénoncé des pressions subies par la direction de TV5 Monde pour désavouer le journaliste Mohamed Kaci. Le nom de l’animateur Arthur a été cité parmi les auteurs de ces pressions.

Plainte contre Mohamed Kaci et TV5 Monde : l’Arcom rend son verdict

Pour ses collègues, Mohamed Kaci a respecté toutes les règles du métier. « Nous ne comprenons toujours pas quelle est la faute qui aurait été commise par notre collègue.

Au porte-parole de l’armée israélienne, Mohamed Kaci a posé la question des méthodes de l’armée israélienne en rebondissant sur les propos du colonel. Sa question était donc tout à fait légitime, avait réagi sous couvert d’anonymat une journaliste de TV5 Monde, une chaîne où l’essentiel de l’audimat est basée au Maghreb et en Afrique, où la cause palestinienne est soutenue par les populations.

Simone Rodan-Benzaquen, directrice en France de l’American Jewish Committee, était la première à protester contre l’interview. Les lobbies pro-israéliens ont ensuite saisi l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom).

Plus de trois mois après l’éclatement de cette affaire, l’Arcom a rendu un avis, estimant elle aussi que le journaliste n’a pas commis de faute.

Pour l’Arcom, le porte-parole de l’armée israélienne « avait eu l’occasion d’exprimer pleinement son point de vue et de réagir de manière circonstanciée aux propos du journaliste ».

Elle ajoute que « le choix des questions posées par les journalistes à leurs invités relève de la liberté éditoriale et que les obligations déontologiques propres aux journalistes ne sont pas opposables par l’Arcom aux éditeurs de services ». En conséquence, conclut-elle, elle « n’est pas intervenue à l’encontre de l’éditeur du service ».

 

 

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